La famille était convaincue d’un enlèvement hier soir

Aucun effort n’était ménagé par les autorités, hier, pour retrouver le petit Ariel Jeffrey Kouakou, 10 ans. Ses parents étaient convaincus qu’il aurait été victime d’un enlèvement violent.

« C’est impossible qu’il ait été amadoué par un inconnu, estime son père Kouadio Frédéric Kouakou, rencontré dans la maison familiale de la rue Valmont, non loin du boulevard Gouin Ouest, dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, à Montréal, hier après-midi. C’est un petit garçon timide et on a beaucoup sensibilisé nos enfants. Ils savent très bien qu’il ne faut pas faire confiance à n’importe qui. »

Maison pleine


Lors de son passage, Le Journal a observé un va-et-vient constant dans la résidence des Kouakou. Plus d’une dizaine de membres de la famille et d’amis étaient présents afin de les soutenir, sans compter les enquêteurs qui avaient besoin de précisions.

« Aie confiance, Dieu est bon », a murmuré une femme à l’oreille de la maman du garçon, en lui flattant doucement le dos. Malgré ses efforts, la mère de famille de 35 ans a été incapable d’enchaîner deux mots. La terreur pouvait se lire sur son visage.

Voyant l’immense douleur de sa femme, de ses deux autres fils de 28 et 17 ans et de sa fillette de 4 ans, M. Kouakou tente d’agir comme « pilier » afin de garder sa famille en un seul morceau.

Pas une fugue

Les Kouakou n’ont jamais cru à la thèse de la fugue. Ils sont convaincus depuis le début qu’Ariel, un garçon aimable et enjoué, a été victime d’un enlèvement.

Profitant d’une journée pédagogique, il a quitté la résidence familiale lundi, peu après midi, pour se rendre chez un copain, qui habite à moins de 500 m. Il s’est bel et bien rendu chez son ami, puisque des voisins ont témoigné l’avoir vu cogner à la porte. Or, il a quitté les lieux peu de temps après puisque la maison était vide.

C’était la dernière fois que quelqu’un le voyait. Après des heures d’angoisse, les parents d’Ariel ont signalé sa disparition à la police de Montréal en soirée.

« Les dernières 24 heures ont été terribles, a soufflé Kouadio Frédéric Kouakou. Je ne souhaiterais pas ça à mon pire ennemi. On n’a pas fermé l’œil depuis. »

Une alerte AMBER a été lancée hier en début d’après-midi, mais on y a finalement mis fin vers 23 h 30. Les policiers poursuivaient tout de même leurs recherches.

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