Trudeau défend son bilan avec vigueur

OTTAWA  |  Justin Trudeau s’est fait remettre sous le nez ses promesses rompues et les écueils qui ont marqué la dernière session parlementaire, mardi, en dressant le bilan de son gouvernement. Survol des enjeux qui ont retenu l’attention lors d’une rencontre avec la presse parlementaire, alors que s’entame la pause estivale.

Un déficit pour le bien des Canadiens buyswissreview.com

Le retour à l’équilibre budgétaire n’est pas pour demain, a dit le premier ministre. Selon lui, les dépenses dans le « transport en commun, l’innovation, et de l’aide pour les travailleurs, les personnes âgées et les étudiants » sont nécessaires pour relancer l’économie canadienne. En campagne électorale, les libéraux avaient pourtant promis de connaître un déficit de 10 milliards, pour ensuite retrouver l’équilibre en 2019.

Un tireur d’élite étoile à « célébrer »

Officiellement, le rôle du Canada Omega replica Speedmaster en Irak est de former et d’entraîner les troupes locales et non de se battre au front. Or, on apprenait la semaine dernière qu’un tireur d’élite canadien a fracassé le record du monde pour le plus long tir de l’histoire militaire en abattant un insurgé de l’État islamique à plus de 3500 mètres. Pour Justin Trudeau, cet exploit doit être « célébré » et est tout à fait conforme avec la mission canadienne.

Pas de risque pour la sécurité nationale

La vente du fournisseur d’équipement militaire Norsat à des intérêts chinois inquiète l’opposition, mais aussi des responsables américains. Mais Justin Trudeau est catégorique : leurs craintes ne sont pas fondées. « Nous n’aurions pas approuvé l’investissement si nous n’étions pas sûrs et certains qu’il n’existe aucun risque pour sécurité nationale. Point à la ligne », a-t-il martelé.

Une mission de paix qui se fait attendre

Justin Trudeau a réitéré son intention d’engager le Canada dans une nouvelle mission de paix des Nations unies. L’annonce à ce sujet a été reportée à maintes reprises dans les derniers mois. « Les Canadiens s’attendent à ce que si on envoie des troupes en Afrique où ailleurs, c’est de la bonne façon et de façon à réellement aider », a justifié le premier ministre.

Une promesse brisée... à cause de l’opposition

Cet hiver, les libéraux ont rompu leur promesse phare de modifier le système électoral. On avait expliqué à l’époque qu’aucun consensus ne s’était dégagé lors des discussions avec les partis d’opposition. Mais Justin Trudeau a admis hier que la réforme devait passer strictement par l’adoption du mode de scrutin préférentiel. Ce dernier, que privilégiait le premier ministre, a été rejeté lors des consultations. « Il n’y avait aucune ouverture des autres partis politiques. Et je ne souhaitais pas utiliser ma majorité à la Chambre des communes pour imposer un système électoral », a-t-il dit.

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